FRED CHAPELLIER Straight To The Point

Conçu, joué et enregistré au cœur d’une période d’un an pour le moins pesante du fait des incertitudes liées au Covid, « Straight To The Point » est un pur joyau, mélange à la fois subtil, racé et efficace en diable d’un blues on ne peut plus classique et d’une soul matinée de R&B plus vrai que nature, portée par des arrangements de cuivres tout simplement sublimes. Mais rien de surprenant à cela car ceux qui suivent le parcours musical de celui qui est par ailleurs le guitariste attitré de Jacques Dutronc, savent que tout a toujours été chez lui une affaire de nuances. Fred Chapellier n’est pas de ces artistes murés dans des certitudes inébranlables et figées. Il n’est que d’écouter le morceau d’introduction (« Blues On My Radio ») et ses paroles qui résonnent comme un hommage à tous ceux qui l’ont influencé pour s’en convaincre ! Ou encore de constater le choix audacieux d’une reprise de Gladys Knight & the Pips (« I’ve Got To Use My Imagination ») pour comprendre que notre homme n’est pas toujours là où on l’attend, reprenant à son compte tout cet héritage musical pour le faire sien en y imprimant cette touche personnelle qui fait toute la différence.
Comme toujours, Fred Chapellier a fait appel à ses complices « historiques » pour composer et/ou écrire cette merveille d’album. C’est ainsi que tout au long des 12 titres on retrouve les noms de Neal Black sur le très engagé « Mother Earth » (par ailleurs 1er single extrait de l’album), Billy Price notamment sur l’addictif « I’d Rather Be Alone » ou le puissant « Remnants » ou bien encore Alain « Leadfoot » Rivet pour un « Tend To It » et son groove bluesy lancinant « à l’ancienne ». Sans oublier Jimmy Britton à qui a été laissé le soin d’encadrerl’ensemble avec le morceau d’introduction évoqué ci-dessous et celui de clôture (« Basket Full Of Blues »). Reste l’interprétation comme toujours parfaite, à commencer par ce timbre de voix chaleureux qui est sa marque de fabrique. Au niveau instrumental, Fred n’est pas de ces guitaristes qui font dans l’esbroufe mais force est de constater que son jeu tout en nuances et en fluidité en font une référence incontournable. Et même lorsqu’il s’adonne à l’exercice instrumental sur « Juliette » ou un « Racing With The Cops »,
un clin d’oeil appuyé à son maître Roy Buchanan, c’est toujours avec le souci mélodique chevillé au corps.
Publié le
25/02/2022
VIOLENT ALLIES
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