interview

Dust in Mind
Rendez-vous avec avec Jen, chanteuse du groupe "Dust in Mind", qui nous présente le groupe et son tout nouvel et très bon album "'CTRL". Une belle rencontre et un groupe à découvrir pour certains et à suivre pour les autres.


L&T: Salut Jen, peux-tu nous présenter le groupe et la question qu'on vous pose tout le temps, pourquoi ce nom ""Dust in Mind" ?
Jen: Salut. Le groupe existe depuis 2013. Et "Dust in Mind", la poussière de l'esprit en traduction directe, c'est assez simple, c'est extérioriser les idées et les pensées que l'on a en nous. Toute l'émotion que l'on garde en nous et que l'on essaie de mettre sur papier et en musique. C'est aussi simple que ça.

L&T: Comment vous définissez votre musique: on parle d'indus, mais je trouve beaucoup de mélodies pour de l'indus, donc est ce vraiment ça ?
Jen: Alors, l'indus est un style que l'on se donnait un peu plus à nos débuts. On était dans le métal industriel. Maintenant, on a beaucoup moins d'électro, en tout cas, plus au point de se faire classer en métal indus. Mais je n'arrive pas à donner un style particulier à ce que l'on fait. On a un côté "groovy", presque à la "Korn" parfois. On pourrait être qualifié de "nu metal", avec des samples électro. Si je devais donner un style, je dirais du métal moderne, qui englobe un peu tout.

L&T: On va parler de votre dernier album, 'CTRL, pas de voyelle, difficile à prononcer, pourquoi ce titre ?
Jen: Alors effectivement, on l'appelle C T R L mais c'est vraiment un rapport avec le "Contrôle" sous toutes ces formes. Quand j'ai écrit les paroles, je ne me suis pas posée de questions sur quoi j'allais parler. Et au fur à mesure, j'ai écrit sur le côté émotionnel des choses avec comme thème et comme question " Qu'est ce qu'on montre et qu'est ce qu'on ne montre pas". D'où cette notion de "Contrôle". Avec les nouvelles technologies, on choisit l'image que l'on veut donner et qui n'est pas forcément celle que l'on est réellement. Le thème global c'est vraiment ça.

L&T: Vous êtes plus dans le contrôle plutôt que le "lâcher total" sans contrôle ?
Jen: Oui. Bien que la première chanson "Lost control" appelle à un "lâcher prise". Dans cet album, on a ce côté un peu torturé à savoir si je peux lâcher prise ou pas. Est ce le moment propice, ou bien est ce que j'ai peur du jugement de la société ? En fait, c'est un peu une prison émotionnelle où on ne sait pas toujours comme agir.

L&T: Quels autres thèmes vous abordez ?
Jen: Effectivement, les 3/4 de l'album parle de ça. On a aussi abordé le thème de la page blanche sur "The White Page". C'est Philippe, notre guitariste, qui a écrit là-dessus, alors que j'étais justement en plein "syndrome de la page blanche" pendant une partie du Covid. Sur "Speak for the voiceless", on parle des gens a qui on ne donne pas forcément la parole, qu'on ne laisse pas s'exprimer.

L&T: Vous avez toujours été attachés aux problèmes liés à l'environnement, ça ne s'améliore pas ? Ça pourrait faire l'objet d'un autre album ?
Jen: Notre album précédent "From Ashes to Flames" parlait beaucoup d'environnement avec, par exemple, la chanson "This is the end" où on avait tourné le clip sur une grande décharge publique en région parisienne. C'est quelque chose qui reste dans les thématiques du groupe de manière générale. Et je pense que sur le prochain album, on en parlera encore.

L&T: C'est un album que vous avez fait avant la pandémie ou c'est la pandémie qui vous a "permis" de faire cet album ?
Jen: Il a été commencé avant la pandémie, et il a été finalisé après. Il s'est vraiment construit pendant la pandémie.

L&T: Même si tu as eu ce "syndrome" de la page blanche, est ce que la pandémie vous a permis de re travailler autrement votre musique ? Avez-vous eu plus de temps pour peaufiner par exemple ?
Jen: Je pense oui. Car même si ça a porté préjudice à la création où je n'arrivais pas à sortir mes idées, au final, ça m'a permis de mieux les faire mûrir ou du moins mieux les extérioriser, même si ça a pris un peu plus de temps qu'habituellement. De ce côté-là, ça a été un peu un mal pour un bien. Ensuite, plutôt que subir cette pandémie, on en a profité pour travailler plus sur nos clips, mais aussi sur notre image. C'est du temps qu'on n'aurait pas eu en temps normal pour nous y consacrer. Ça a été un côté "positif" de ce point de vue là.

L&T: C'est vrai, vous êtes très présents sur le réseau avec beaucoup de clips. C'est important cette présence sur les réseaux, mais pourquoi autant de clips ?
Jen: C'est complètement dans notre ADN, car on est conscient que sur les réseaux sociaux, il faut être présent tout le temps. Aujourd'hui, c'est difficile de sortir un single sans faire un clip. Tout le monde est habitué à regarder les clips avant même d'écouter la musique. Ensuite, on a aussi la chance d'avoir une structure de vidéo interne, car Damien, guitariste-compositeur, fait aussi les clips, et donc on a un regard avisé par rapport à ça. C'est quelque chose qui est très important pour nous. Sur cet album qui contient 10 morceaux, on aura 8 clips au total.

L&T: C'est presque un album vidéo ?
Jen: Quasiment oui. Mais cela vient aussi que du fait de la pandémie, on a été obligé de décaler la sortie de l'album, et pour palier à ça, on a adopté une stratégie de singles que l'on sortait tous les 3 mois afin de rester présent et en contact avec notre public.

L&T: Comment vous avez travaillé ? Vous avez réussi à vous réunir, ou bien vous avez bossé à distance ?
Jen: Pendant la pandémie ? On n'a pas pu avoir accès à nos locaux de répétition. Par contre on se voyait toujours régulièrement avec le groupe. On vit quasiment ensemble dans la même maison. On est très très unis et soudés. Même si on ne travaille pas la musique, on discute de visions des choses. Avec le groupe, cette pandémie n'a rien changé pour nous dans notre façon de travailler.

L&T: Musicalement, il y a une sorte de montée en puissance dans cet album pour arriver a un "No Way Out" très "cut" à la fin du morceau. Est ce que ça veut dire, on stoppe comme ça, ou bien, ça laisse présager d'une suite à cet album ?
Jen: Non non. Le but était bien d'arrêter cet album comme ça. Brut de décoffrage. Ce single a été le 1er que nous avons sorti pour cet album, et on l'a placé à la fin volontairement, et c'est la même chose pour cette fin très "brut". Mais effectivement, il y a une suite qui arrive. On a commencé à travailler un peu dessus.

L&T: C'est un album qui a été composé pour la scène ?
Jen: Absolument. Il y a des groupes qui ont une approche "très studio" pour leur composition et pour leur création, et c'est que, chez nous, Damien est très fort là-dessus. Mais je sais que quand il compose, il travaille toujours en imaginant ce que ça pourrait donner sur scène. Comment le public pourrait ressentir notre musique. Alors, il ne va pas tout composer pour la scène, et pour le public, mais on est un groupe de scène, donc forcément, toutes les compos seront orientées vers le live. Le studio, c'est bien, mais nous, c'est la scène. La chanson quand on l'écrit, on la pense tout de suite en connexion avec le public.

L&T: Sur scène, on va retrouver quoi ? De la vidéo, comme vous avez fait beaucoup de clips ?
Jen: Non, sur scène, on a notre propre light show que Damien a aussi programmé lui-même. On est très présent sur la scène, on bouge beaucoup, histoire de donner et d'apporter beaucoup d'énergie à nos shows. C'est surtout ça notre identité sur scène.

L&T: On n'a pas parlé de l'artwork remarquable signé Freaky Hoody. Vous attachez beaucoup d'importance à l'image, tu l'as dit tout à l'heure.
Jen: Oui. Comme on peut le voir dans les vidéos, on essaye vraiment de soigner cette image que l'on veut donner du groupe. À la base, la pochette de l'album était censée être uniquement la touche "CTRL" d'un clavier. Mais on s'est dit qu'il manquait quand même un petit truc. On a tourné un clip avec Freaky Hoody, et on s'est dit que ce serait bien d'avoir un visuel avec lui, car lui aussi a souffert des gens qui ont jugé son apparence, et donc pourquoi ne pas le mettre, lui, en avant pour se battre à ses côtés.

L&T: Cette pochette fait vraiment "esprit torturé" qui correspond parfaitement à l'album.
Jen: Exactement.

L&T: On n'a pas parlé de tes références musicales, quelles sont elles ?
Jen: À titre personnel, c'est la chanteuse de Lacuna Coil, Cristina Scabbia, qui m'a donné envie de chanter quand j'avais 15 ans et qui me motive encore toujours. Mais pour le groupe, on se rapproche beaucoup du groovy de Korn, mais aussi de musique plus récente comme Leprous, Jinjer dans les côtés sons. Jinjer, par exemple, on est signé sur le même management, donc on essaie de rester dans cette lignée de présence un peu partout. Que ce soit sur les réseaux sociaux, les concerts, etc... Ce dynamisme, on l'a en nous, mais on s'inspire aussi d'artistes qui l'ont aussi.

L&T: Dernières questions rituelles : pourrais-tu définir le groupe "DUST IN MIND" en 2 ou 3 mots ?
Jen: En 2 ou 3 mots ? Alors je dirais énergique, authentique dans le côté qu'il n'y a pas de fakes, on est comme ça, les émotions sont vraies. Et pour le 3e mot, je dirais ouvert.

L&T: Quel est le dernier album ou morceaux écouté ?
Jen: Ah, j'ai écouté le dernier album de Soen.

L&T: Merci pour cette interview.
Jen: Merci à toi. C'était avec grand plaisir.


Crédit Photo : RockArtFashion.net


https://www.facebook.com/DustInMindMusic


L&T le 19 Décembre 2021
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